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Karaté traditionnel

Nous enseignons le karaté tradtionnel tel qu’il fut transmis de génération en génération depuis son introduction d’Okinawa au continent japonais par Maître Gichin Funakoshi. Son élève direct, Maître Hidetaka Nishiyama, est le président fondateur de la International Traditional Karate Federation (ITKF). Sylvain Aubé Sensei, entraîneur-chef chez Karaté Traditionnel Kyokai (KTK), est l’élève direct de Yutaka Katsumata Sensei et s’est entraîné depuis plusieurs années avec le Maître Hidetaka Nishiyama.

D’Okinawa au Japon à Gatineau, la tradition continue !

MAÎTRE GICHIN FUNAKOSHI
Fondateur du karaté traditionnel

MAÎTRE HIDETAKA NISHIYAMA
International Traditional Karate Federation

YUTAKA KATSUMATA SENSEI
Association de Karaté Shotokan

SYLVAIN AUBÉ SENSEI
Karaté Traditionnel Kyokai

Biographie des maîtres

Maître Gichin Funakoshi

Maître Gichin Funakoshi est considéré comme le père fondateur du karaté moderne. Il a joué un rôle de premier plan dans le développement et la diffusion des arts martiaux d’Okinawa, d’abord au Japon, puis, à travers le monde entier. Né en 1868, il a commencé à pratiquer le karaté dès l'âge de 11 ans sous la tutelle des deux plus grands maîtres de l’époque, Azato et Itosu. Chacun d’eux lui apprirent un style distinct de combat martial.

Maître Funakoshi n’enseigna qu’une seule méthode, une discipline complète, une synthèse des divers styles de karaté d’Okinawa. Cette méthode devint connu sous le nom de « Shotokan », soit le temple de Shoto, nom sous lequel Funakoshi signait ses oeuvres de calligraphie. Shoto signifie « ondulation des pins sous le vent ».

Pour Maître Funakoshi, le mot karaté prit éventuellement un sens plus profond, celui du karaté-do. Cette formulation signifie « la voie de la main vide », intégrant solidement le karaté dans la tradition du Budo japonais. La pratique du karaté-do devint ainsi une véritable école de vie prônant l’amélioration de tous les aspects de la santé physique et mentale.

C’est en 1922, sur invitation de l'empereur, que Maître Funakoshi présenta son art à Tokyo devant le ministre japonais de l’Éducation nationale. Cette première démonstration publique du karaté au Japon remporta un succès retentissant. Jusqu’alors inconnu, l'artiste martial Gichin Funakoshi devint instantanément célèbre dans le milieu des arts martiaux japonais.

Durant les raids aériens de la Seconde Guerre mondiale, le dojo Shotokan fut complètement détruit et la croissance du karaté interrompue. Dès la fin des hostilités, en 1949, des élèves de Funakoshi se regroupèrent pour former la Nihon-Karate-Kyokai (Japan Karate Association), et nommèrent Gichin Funakoshi Maître Suprême.

Maître Funakoshi est sans aucun doute l’un des artistes martiaux les plus honorés et chéris de l’histoire. Ses efforts et ses innovations ont profondément marqué le karaté traditionnel tel qu’on le pratique aujourd’hui. Il mourut le 26 avril 1957, à l'âge de 88 ans.

Maître Hidetaka Nishiyama

Maître Hidetaka Nishiyama est un des pionniers du karaté traditionnel japonais. Né à Tokyo en 1928, c’est à l’âge de 15 ans qu’il découvre le karaté-do dans le dojo Shotokan dirigé par Maître Gichin Funakoshi.

Hidetaka Nishiyama deviendra éventuellement un des fondateurs de la Nihon-Karate-Kyokai (Japan Karate Association) et de sa célèbre École d’instructeurs. Il publiera en 1960 une œuvre monumentale intitulée « Karate: The Art of Empty Hand Fighting ». C’est le livre de karaté le plus vendu au monde et il demeure encore aujourd’hui la référence sur le sujet.

Au début des années soixante, Maître Nishiyama s'installe en Californie où il fonde la All American Karate Federation (AAKF) qui deviendra la American Amateur Karate Federation. Il est également le fondateur et président de la International Traditional Karate Federation (ITKF), organisme officiel régissant le karaté traditionnel. C‘est Nishiyama qui organise aussi le premier championnat national américain de style Shotokan.

Soucieux de continuellement améliorer son art, Maître Nishiyama s’entoure de spécialistes en physiologie humaine pour renchérir les principes biomécaniques du karaté traditionnel. Il créera ainsi un système d’entraînement innovateur et efficace basé sur des préceptes scientifiques.

Maître Hidetaka Nishiyama a sillonné le monde afin d’enseigner aux prochaines générations les principes philosophiques du karaté comme art martial Budo jusqu’à sa mort en 2008. Il aura toujours été un ardant défenseur de la tradition qu’il a lui-même contribué à créer, le karaté-do de style Shotokan.

Sylvain Aubé Sensei et son équipe d’instructeurs ont eu le privilège de s’entraîner régulièrement avec le Maître Nishiyama et s’efforcent depuis à transmettre ce précieux héritage aux membres du club de Karaté Traditionnel Kyokai.

Yutaka Katsumata Sensei

Diplômé de l'Université de Tokyo ainsi que de la prestigieuse École d'instructeurs de la Japan Karate Association (JKA), Yutaka Katsumata Sensei, 7e dan, s'est entraîné durant sept ans au Hombu Dojo pour ensuite enseigner le karaté en Grèce avant de venir s’installer au Québec. Pendant de nombreuses années, il a participé au championnat national de la JKA. Il s’est souvent classé dans les meilleurs karatékas du monde, dont une deuxième place en kata en 1991 ainsi qu’une deuxième place en kumite lors d’une compétition internationale à Okinawa en 2007.

Il enseigne le karaté traditionnel au Québec depuis plus de 25 ans. Il retourne au Japon plusieurs mois par année dans le but de continuellement parfaire son art. Il est souvent appelé comme entraîneur-chef d'équipes de compétition de niveau international.

Katsumata Sensei est le maître direct de Sylvain Aubé Sensei, 4e dan. Il est aussi l'entraîneur en chef de l’Association de Karaté Shotokan du Québec qui regroupe 49 dojos et plus de 3 500 membres. Plusieurs fois par année, Katsumata Sensei vient à Gatineau offrir des séminaires d’entraînement aux membres du dojo de Karaté Traditionnel Kyokai.

Le karaté traditionnel

Qu’est-ce que le karaté traditionnel ?

Le karaté traditionnel est une méthode d’autodéfense des plus efficace. Autrefois appelée Tode, cette méthode de combat fut développée à Okinawa, un archipel situé à égale distance du Japon, de la Chine continentale et de Taiwan.

Nous savons aujourd’hui que le karaté d’Okinawa fût fortement influencé par plus de 2 000 ans d’histoire d’arts martiaux chinois. Introduit au Japon en 1922 par Maître Gichin Funakoshi, cet art martial fut rapidement reconnu comme Budo (art martial japonais). Le terme karaté traditionnel est donc utilisé pour désigner le karaté d’Okinawa pratiqué avec les principes du Budo. Le principal objectif de la pratique de cet art repose sur le concept du Todome waza (technique finale), soit la capacité de neutraliser un adversaire en un seul coup. Il est toutefois important de noter que les buts premiers du Budo sont le développement du caractère de la personne et l’amélioration de ses habiletés au combat. La combinaison des deux permet donc d’éviter et/ou de neutraliser toute situation violente.

Cet art martial est fondé sur l’utilisation du corps humain dans son ensemble (synchronisation de la respiration, contraction et relaxation des muscles, biomécanique) plutôt que sur la force brute des membres (bras et jambes).

Lors de la pratique du karaté traditionnel, le corps et l’esprit sont inséparables, ils s’harmonisent. Le karatéka augmente sa confiance en soi, stabilise ses émotions et développe un jugement limpide permettant à son corps de répondre de façon naturelle et efficace à toutes attaques. Si on utilise bien les outils que nous apporte cet art martial, la taille et le poids de l’adversaire importent peu. Tous peuvent donc s’adonner au karaté traditionnel, indépendamment de leur âge et de leur force physique.

Dès qu’il commence à s’entraîner, le karatéka apprend à se défaire des mauvaises habitudes qu’il a acquises tout au long de sa vie. Il doit « désapprendre » certains comportements qui nuisent à sa performance, qu’il s’agisse du mouvement, de la posture, de la respiration ou encore d’obstacles psychologiques. La pratique du karaté améliore tous les aspects de la condition physique du karatéka, à savoir, la force musculaire, la flexibilité, la vitesse, l’agilité, la coordination et la condition cardiovasculaire.

En 1948, les maîtres Hidetaka Nishiyama et Nakayama forment la Japan Karate Association (JKA). Ils organisent un cours d’instructeur intensif pour former des entraîneurs qu’ils envoient ensuite à travers le monde. Gradué de cette prestigieuse école, Yutaka Katsumata Sensei reçut le mandat de transmettre le karaté traditionnel au Canada.

Que veut dire le mot karaté ?

Karaté est un mot japonais qui signifie mains vides et représente l’habileté d’un karatéka à se défendre sans l’utilisation d’’armes.

Quel est le style de karaté pratiqué ?

Le style de karaté est le Shotokan traditionnel pratiqué selon les standards de la vieille école de la JKA (Japan Karate Association).

Qu’y a-t-il de particulier au Karaté JKA ?

Le Karaté JKA est reconnu pour ses rapides et puissants coups de pieds et coups de poings. L’accent est mis sur l’importance d’avoir de bonnes techniques de base nous permettant d’apprendre à bien utiliser notre corps afin d’en dégager le maximum d’énergie. Une étude a révélé qu’un coup de poing de boxeur poids-lourd moyen dégage 600 livres par pouce carré. Un karatéka de ceinture noire avancé quant à lui dégage 2 000 livres par pouce carré d’un seul coup de poing.

En combien de temps peut-on devenir ceinture noire ?

Tout dépend de votre ardeur ainsi que de la rigueur et de la régularité aux entraînements. L’étudiant moyen sérieux pourrait obtenir son 1er niveau de ceinture noire en 4 ou 5 ans (environ).

Vais-je obtenir une ceinture tous les 3 mois ?

Non, pas nécessairement. Il faut mériter sa ceinture. Le karaté traditionnel est reconnu pour ses hauts standards techniques. Presque chaque pratiquant échouera au moins un passage de grade. Quelquesfois, vous prendrez plus de temps pour vous préparer à un passage de grade. Les hauts standards assurent la qualité de notre pratique et de nos capacités.

Pourquoi s’entraîner en karaté traditionnel ?

Les objectifs d’entraînement sont différents d’une personne à l’autre. Ces raisons peuvent varier : autodéfense, conditionnement physique, plaisir, compétition, discipline et confiance en soi. Gichin Funakoshi Sensei, fondateur du Karaté Shotokan, le résume ainsi : « L’objectif ultime de l’art du karaté ne réside pas dans la victoire ou la défaite mais dans la perfection du caractère de ses participants ».